samedi 19 décembre 2009

Robotauditif


Platinium. Plutonium : Éclat d'échos. Dans ma tête. Clap clap clap.

Où donc est le cap des sons naturels ? Douce douce est la mer des vrais sons qui viennent de mon enfance, Quand je ferme les yeux. Aujourd'hui, mes oreilles ont baissé pavillon, finie la lutte contre les décibels crochus. Mais. J'ai besoin de batteries, de fils, d'un bloc-machin génial international patented. Programmable pour le tonnerre et les caresses. Ajustements produiront agrément, pour sûr. C'est ma planche de salut, Au moi matelot solitaire qui nage parmi une mer d'entendants. Ma bouée : mon implant cochléaire, La coqueluche des sourds maintenant branchés à la mer des décibels.

Réflexions provenant de mon cerveau excité le troisième jour de programmation.



* Chaboum se "livre" : www.editionscarlbeaupre.com


dimanche 29 novembre 2009

Brouhaha


On n'a pas idée de couper ainsi les phrases en mots qui n'ont ni queue ni tête. Oui, j'entends bizarrement. Oui je l'avoue, je comprends une phrase quand je suis rendu à sa fin. C'est alors que je raboute (oui, que je mets bout à bout) les mots entendus par-ci par-là et qui finalement prennent leur sens, comme le latin qui mettait ses verbes à la fin.On n'a pas idée de couper les mots en syllabes pour que supposément je comprenne mieux: em-bou-teil-la-ge! Que signifie "an"? "bou"? "teil"? "âge"? On n'a pas idée, quand on entend, de ce que les non-entendants n'entendent pas, de la gymnastique mentale qu'ils doivent pratiquer pour saisir au vol les mots mutilés, coupés. Des efforts qu'ils doivent commettre pour rapiécer tous les morceaux avant de déceler le sens d'une phrase envoyée (pas une, des dizaines!) en pétarade dans leur canal auditif rétréci comme un entonnoir, véritable oie qu'on a forcée d'avaler des mots, des mots, des centaines de mots qu'ils passeront au hachoir.

Je viens de lire dans un "Réveillez-Vous" "qu'une tête de serpent à sonnettes coupée du reste du corps continue d'attaquer les objets que l'on agite devant elle jusqu'à une heure après la mort de l'animal." Les mots d'une phrase sont souvent comme la tête du serpent décapité; ils mordent hors contexte. Ils sont morts mais ils sont vivants. Voilà pourquoi les entendants disent souvent: "Ah! Laisse faire" quand ils voient qu'on n'a pas compris.


Tête décapitée qui mord encore...Brouhaha: "Bruit confus qui s'élève dans une foule." (définition du Petit Robert). Quelle belle description du brouhaha! Je suis souvent dans le brouhaha, même quand la foule est petite. Parfois, quatre personnes à table et c'est le brouhaha, le bruit confus, les confettis sans la noce.Je deviens alors voyeur de lèvres à fond de train. Ma tête va de gauche à droite, pour tâcher de "voir" les mots, même quand une main cache la bouche. Alors j'essaie de deviner les mots, les phrases. Qu'est-ce qu'il a dit, lui? Et elle, pourquoi elle dit cela? Et moi, pourquoi j'ai pas le droit d'intervenir? Pourquoi j'interviens pas dans le bon temps? Les autres échangent des idées, moi je "coupe" la conversation! Têtes de serpent à sonnettes, sonnez les matines! Pas la cornée. La corvée des mots que j'empile comme du bois de chauffage pour chauffer la cabane de l'entendement. Et que ça chauffe! Je pense aux vues de cow-boys qui poursuivaient la locomotive; le gars qui pelletait pour mettre du charbon, il en était tout noir tellement il se grouillait le gars. Je suis noir de courir après les phrases qui me chauffent les oreilles. Pourquoi noir? Parce ce que je ne veux pas faire semblant d'entendre.


Je veux entendre. Alors je bûche. Oui, un vrai bûcheron de la décortication ("action de dépouiller de son écorce", merci Petit Robert - combien c'est sur mesure avec mes bûches).Ô baume d'être assis à côté d'un bon Samaritain qui parle à mon rythme et vérifie si j'ai bien compris! C'est comme s'il me prenait par la main du bout des lèvres. Alors là je décompresse. Je n'ai plus besoin de compresses sur mes oreilles écorchées; elles deviennent fonctionnelles. Mon cerveau devient fonctionnel. Et le brouhaha de se dissiper comme la brume qui fait place au soleil...Brouhaha

On n'a pas idée de couper ainsi les phrases en mots qui n'ont ni queue ni tête. Oui, j'entends bizarrement. Oui je l'avoue, je comprends une phrase quand je suis rendu à sa fin. C'est alors que je raboute (oui, que je mets bout à bout) les mots entendus par-ci par-là et qui finalement prennent leur sens, comme le latin qui mettait ses verbes à la fin.On n'a pas idée de couper les mots en syllabes pour que supposément je comprenne mieux: em-bou-teil-la-ge! Que signifie "an"? "bou"? "teil"? "âge"? On n'a pas idée, quand on entend, de ce que les non-entendants n'entendent pas, de la gymnastique mentale qu'ils doivent pratiquer pour saisir au vol les mots mutilés, coupés. Des efforts qu'ils doivent commettre pour rapiécer tous les morceaux avant de déceler le sens d'une phrase envoyée (pas une, des dizaines!) en pétarade dans leur canal auditif rétréci comme un entonnoir, véritable oie qu'on a forcée d'avaler des mots, des mots, des centaines de mots qu'ils passeront au hachoir.Je viens de lire dans un "Réveillez-Vous" "qu'une tête de serpent de sonnettes coupée du reste du corps continue d'attaquer les objets que l'on agite devant elle jusqu'à une heure après la mort de l'animal." Les mots d'une phrase sont souvent comme la tête du serpent décapité; ils mordent hors contexte.

Ils sont morts mais ils sont vivants. Voilà pourquoi les entendants disent souvent: "Ah! Laisse faire" quand ils voient qu'on n'a pas compris. Tête décapitée qui mord encore...Brouhaha: "Bruit confus qui s'élève dans une foule." (définition du Petit Robert). Quelle belle description du brouhaha! Je suis souvent dans le brouhaha, même quand la foule est petite. Parfois, quatre personnes à table et c'est le brouhaha, le bruit confus, les confettis sans la noce.Je deviens alors voyeur de lèvres à fond de train. Ma tête va de gauche à droite, pour tâcher de "voir" les mots, même quand une main cache la bouche. Alors j'essaie de deviner les mots, les phrases. Qu'est-ce qu'il a dit, lui? Et elle, pourquoi elle dit cela? Et moi, pourquoi j'ai pas le droit d'intervenir? Pourquoi j'interviens pas dans le bon temps? Les autres échangent des idées, moi je "coupe" la conversation! Têtes de serpent à sonnettes, sonnez les matines! Pas la cornée. La corvée des mots que j'empile comme du bois de chauffage pour chauffer la cabane de l'entendement. Et que ça chauffe! Je pense aux vues de cow-boys qui poursuivaient la locomotive; le gars qui pelletait pour mettre du charbon, il en était tout noir tellement il se grouillait le gars. Je suis noir de courir après les phrases qui me chauffent les oreilles. Pourquoi noir? Parce ce que je ne veux pas faire semblant d'entendre. Je veux entendre.

Alors je bûche. Oui, un vrai bûcheron de la décortication ("action de dépouiller de son écorce", merci Petit Robert - combien c'est sur mesure avec mes bûches).Ô baume d'être assis à côté d'un bon Samaritain qui parle à mon rythme et vérifie si j'ai bien compris! C'est comme s'il me prenait par la main du bout des lèvres. Alors là je décompresse. Je n'ai plus besoin de compresses sur mes oreilles écorchées; elles deviennent fonctionnelles. Mon cerveau devient fonctionnel. Et le brouhaha de se dissiper comme la brume qui fait place au soleil...

* Chaboum se livre: www.editionscarlbeaupre.com

mercredi 18 novembre 2009

chiboung gabang










Pique Assiette met l’oreille sur la bouche.
L’amputé peint avec ses orteils.
Le boiteux bombe le torse à défaut d’avoir de petites jambes.
Le motard qui a tous ses morceaux, meurt dans un accident de la route.
Sa blonde pleure, à côté de son cheval de métal.

Pourquoi t’a d’aussi bonnes oreilles
et moi des pareilles, qui ne servent à rien ?
Pourquoi des chanteurs, quand on déchante
et qu’on est las de les voir sans les entendre ?

Pourquoi Dieu, paraît-il, entend tout le monde
et n’a pourtant jamais répondu à mes cris en sourdine ?
Pourquoi Dieu, je te le demande face à face,
vis-tu à des milliards de kilomètres de ma faible carcasse ?

Pourquoi la moutarde me monte-t-elle au nez
en voyant tout ce ketchup étalé devant la télé
en pâture à ces foules de vampires
avides d’amour… de sang, de gémissements ?

En plus d’être sourd j’aimerais être aveugle
pour demeurer chaste et pur, doucement doux.
Si je dis cela on me jettera assurément des pierres
et on me coulera du béton dans les veines
car dans les derniers jours que nous vivons
les entendants n’entendent rien
et les sourds ont mal de trop entendre.

Mon discours me vaut un gros zéro ?
Mon examen je ne le passe pas devant les hommes
mais devant le grand Juge qui examinera mes oreilles
et plongera jusqu’au centre de mon coeur pour y trouver, peut-être, le son du cristal,
et faire de moi le plus heureux des hommes,
même si je n’ai jamais rien compris du chiboung gabang


de ces hommes que j’aimais tant.






vendredi 6 novembre 2009

Le sang du signe



La surdité fait mal.
La surdité fait du bien quand on entend
au moins un peu.
La surdité tue l’amour propre.
Avec la surdité on ne dit plus
« En avant la musique ».



On dit : « En arrière avec les fausses notes ».
Les sourds sont des clowns tristes qui font rire.
Les sourds bégaient dans leur tête :
« Qu’est-ce que ? Qu’est-ce que… vous dites ? »
Ils fuient les interurbains : cela coûte trop cher de faire répéter,
surtout les amis d’outre-mer (fait vécu).

Coupe couteau, hache viande : Là Sur Dites Hé !
Passez les mots au hachoir, ils deviendront indigestes.
Ainsi est la vie du sourd : il se hache dans la tête,
les mots sont un casse-tête de mille morceaux :
Le petit bleu va-t-il avec le vert cassé ?
L’adverbe avant ou après le verbe ?
Les près avec la cheminée ?
Charabia ? Oui, tristement votre Honneur.
Je n’ai pas tout à fait compris votre savante plaidoirie
et tout en me sachant innocent je me sens coupable.

Je suis mêlé mêlant, bêlant silencieusement.
Je dois apprendre à vivre avec mon mal,
devenir dégustateur de chaque phrase que j’entends et capte.
La savourer comme un bonne pointe de fromage,
un millésime sorti de la cave d’un connaisseur.

Les oiseaux ne parlent pas. Ils pépient sans cesse.
Ils ne comprennent rien, font des plongées à toute allure.
Ils communiquent entre eux, pour sûr.
Les dauphins : pareil. Les éléphants : pareil.
Sourds, vous êtes beaux, dans votre humilité
à laisser parler les grands qui entendent.
Sourds, vous comprenez bien des choses,
que bien d’autres ne comprennent pas,
à cause des oreilles de vos âmes qui vibrent,
cachées à l’intérieur de votre intérieur,
à cause de vos yeux qui percent le regard
des bouches d’où sortent des sons inaudibles
certes, mais dont les yeux disent plus, disent tout,
en autant qu’on les laisse pénétrer en nous,
dans le silence-cathédrale des pensées profondes.

La surdité devient alors richesse, geyser, diamants.
On ne rit plus, on scrute, on creuse, on médite.
Le son n’a plus le même sens.
Le calme étang pour qui entend devient mer agitée
pour qui ne peut surfer sur des mots glissants.


Le rideau tombe sec. La conversation coupe dru.
Le mot de la fin est laissé au sourd… qui n’a pas tout compris,

qui ne sait que dire,
qui hoquète en silence dans son ventre.


Sourd signifie ici en fait malentendant, le vrai sourd appartenant à un monde que je ne connais pas.

dimanche 11 octobre 2009

Question de bulle...


T’approche pas trop de moi, ça me gêne. De grands penseurs ont écrit sur le sujet, et c’est vrai ce qu’ils ont dit. Une bulle invisible nous entoure, un champ magnétique, une clôture symbolique. Quiconque s’approche trop de nous, on recule, comme si on recevait une petite décharge électrique.

Alors on s’éloigne, ou l’autre s’éloigne, parfois de quelques centimètres seulement, le temps de retrouver l’équilibre de l’air ambiant, de ne pas étouffer, de ne pas être contraint par l’étreinte de l’autre. S’il est trop loin de nous, le même phénomène se produit. Il y a un froid. On dit : « Quoi? » puis on se rapproche, un peu, pas trop, pour ne pas crever la bulle, la nôtre, la sienne.

Pour un malentendant, c’est différent. La bulle est plus épaisse, parfois même, opaque. C’est que, pour bien entendre, il faut s’approcher, donc briser les frontières. Être plus proche, physiquement; cela gêne. Il faut traverser le mur du son, le mur des bulles... Souvent les entendant sont réfractaires. Ils préfèrent faire mine de rien : « Oh! C’est pas grave ». Pétée, la bulle. Du vent. De l’air. L’éloignement. Pas : bulle contre bulle.
Bulle : loin de bulle. De quoi se défaire les mandibules à gesticuler de la mâchoire pour se faire comprendre. Mendiant de bulles...

On se rétracte donc. On fait l’huître. On grince par en dedans. Sourire par l’en dehors. On déambule de l’un à l’autre, tape dans le dos, ricanement courtois. Sans comprendre, à envier parfois, ces 100% entendant qui baillent aux corneilles de trop tout entendre. Qui n’ont cure des bulles. Ils se rapprochent sans crier gare, nous meuglent sous le menton leurs répétitions de mots qu’on n’arrive pas à décortiquer. Puis repartent, leur bulle sous le bras, sans même avoir essayé de pénétrer notre sphère... Imbus de leur bulle, nous laissant bouche bée, ayant jugé que la lenteur de notre réplique reflétait celle de notre cerveau...


Malentendant en mal de bulles, les décibulles se bousculent et me trompent, elles s’étirent et s’eustachent, surtout avec les porteurs de moustache qui se lèchent les babines, me défonçant la bulle en répétant trop fort par courtoisie, rendant mes oreilles moites. Pas de leur faute. Pas de quoi en faire une bulbe.

Ce que j’aimerais parfois, c’est avoir les oreilles d’un épagneul, longues de quinze centimètres, bien pendantes. Ca ferait jaser le monde qui s’approcherait : « T’as donc de belles grandes oreilles! C’est pour quoi faire mon enfant? » Et moi de répondre : « C’est pour mieux entendre, tout bonnement. » Et alors, tout le monde comprendrait. Tous s’approcheraient, tout doucement, de ma bulle aux grandes oreilles, Et ma sphère-bulle grandirait, et ensemble, on déambulerait, jusqu’aux confins du monde, à dépasser le mur du son... Félicité, rêve, d’ un beau monde à venir... qui viendra, j’en suis sûr, je l’ai entendu dire...

dimanche 30 août 2009

Le cyclope bleu




Six cloques
Six claques
Cyclique
chaque fois qu’ouvre leur bouche,
leurs mots m’éclabouchent
je devrais comprendre mais leur sens s’éclabousse
dans ma bouche qui devient baie sèche

Cyclope je deviens
d’un effort herculéen
pour avoir fait semblant d’avoir tout compris
mais ce ne sont là que des feintes
alors que n’ai qu’un oeil
que deux oreilles bouchées

En dedans pourtant mes neurones vont bien
comme si de toutes phrases elles faisaient le lien
mais voilà non, le mur du son est opaque
rempli de mille et une crevasses
qui me font aller du Canyon aux Chutes Niagara
au plus creux d’un océan de décibels
où les poissons mangent les sons aigus
où les morues se gavent des sons graves.

« S’il vous plaît, indiquez-moi le chemin ».
Le bon Samaritain gesticule, gauche droite
à la lumière il y a une fourche…
Je suis égaré plus que jamais
appelle un taxi
faisant semblant d’avoir tout compris

La prochaine fois que vous verrez un cyclope
qui dix fois vous fait répéter
soyez gentil, prenez-lui la main
et conduisez-le sur le bon chemin.

Le jour où vous en aurez votre claque
de faire répéter à votre tour :
rappelez-vous que c’est cyclique.
Tout comme Job avait ses cloques
on peut tout à coup perdre ses amis
las de toujours frapper un mur
quand ils cognent à notre porte.
Quand on n’entend pas, il y a des palliatifs :
des cloches de cathédrales qui se déclenchent,
des lumières qui clignotent, des lits qui vibrent aux sons
Bref pas d’excuse, quand on n’ouvre pas c’est qu’on ne veut pas
et l’entendant qui n’entend pas, ça c’est le pire des pires
peut-être a-t-il mis son cour dans ses poches,
ses deux oreilles dans son oreiller.

Croire en Dieu ne donne pas l’ouïe
mais peut faire entendre des sons de l’en-dedans,
combien plus beau que le trafic des villes
le brouhaha des époustouflantes cafétérias.
S’entendre chanter pour un sourd,
il n’y a rien de plus beau,
et pourquoi pas, ouvrir grand le grand rideau rouge de la scène
des rêves avec l’orchestre aux mille tambours
cinq cents violons
quatre cents danseuses
et lui l’ex-sourd devenu le chef d’orchestre, le maestro.
En avant la musique :
aucune note ne lui échappe
grâce à son ouïe devenue parfaite
Allez ouïe Yah !


mercredi 17 juin 2009

Lard de l'art ou l'art de lard ou commedia di l'arte


Lard : «Graisse ferme formant une couche épaisse dans le tissu sous-cutané du porc. » Le Petit Robert.

J'ai «vu » le meilleur film de l'année mais il était le pire parce que je ne l'ai pas bien «entendu».





L'art a pris sa claque. Depuis des décennies, je ne suis pas allé entendre un concert car ce que j'entendrais serait un cancer de décibels disgracieux, égratignant les oreilles. Dans le bruit, mon oreille est lard. Pas mon oreille, mon implant s'cusez. Je dis oreille parce que je les vois dans le miroir mais en fait elles n'existent plus. Elles sont le symbole de l'entendement mais elles sont bouchées, comme avec du ciment.

Mon implant est mon antenne parabolique sur le monde extérieur. Le bruit est décidément mon pire ennemi. Avec lui partent les amis, les mélodies, les belles histoires chuchotées. J'aimais l'art, mais maintenant que je suis lard auditif, je suis très sélectif, limitatif.

Heureux êtes-vous, les non-lard; aimez l'art en double, même si cela ne compense pas pour ceux qui entendent trouble.


Au moins il y a la tête, avec l'imagination : j'imagine que je suis un artiste, et que je joue de la musique, que j'acte une pièce de théâtre. J'entends tout… dans ma tête : voilà l'art de bien voir les choses.